Refugees and migrants from many different African nationalities sit aboard an overcrowded rubber boat leaving Libyan territorial waters early Sunday, March 5, 2017. The Spanish NGO Proactiva Open Arms found the boat after a long search coordinated with Italian authorities and took everyone aboard it's ship. (AP Photo/Santi Palacios)

La question de l’immigration clandestine des jeunes africains vers les pays de l’Europe a été au menu d’une rencontre d’échanges et de partages  ce jeudi 14 Juin 2018 à Lomé. C’est à l’initiative de l’Association nouvelles alternatives pour le développement durable en Afrique (NADDAF).

Ils sont environ une cinquantaine de jeunes responsables d’association et autres leaders d’organisation de jeunes à prendre part aux échanges à travers des panels portant entre autres sur la politique en matière d’immigration en Europe, en Afrique et au Togo et les conditions de vie de même que la problématique de l’intégration des migrants africains en Italie.

Les participants ont désormais pour mission d’aller sensibiliser leurs pairs sur les réalités néfastes de ce type de voyage.

Selon des informations rendues publiques, 82% des migrants clandestins enregistrés en Italie en 2016 étaient des africains et le pays a enregistré jusqu’à plus de 141 milles migrants africains en situation irrégulière la même année.

La rencontre de Lomé a également vu la participation de représentants d’Organisations d’envergure continentales telle que la CEDEAO et l’Union Européenne.

Il a été question pour les promoteurs d’exposer  les dangers inhérents au voyage à travers le désert, la Méditerranée et les difficultés liées à l’insertion de jeunes africains une fois débarqués en terre européen.

« Nous n’avons pas pour intention de décourager nos frères de venir en Europe. Mais nous voulons juste faire comprendre aux jeunes que la voie du désert ou de la Méditerranée est celle de la mort. Il y a plus de personnes qui meurent sur ces voies pour ne jamais arriver à destination en empruntant ces voies », a affirmé Nestor Ehon, personne ressource à Naddaf.

Aussi, a-t-il saisi l’opportunité d’appeler à une flexibilité dans les procédures d‘obtention de visa des Africains pour l’Europe.