Ce n’est pas encore fini pour les enfants en situation difficile, ils méritent une nouvelle chance ; c’est dans cet ordre d’idées que s’inscrit le thème de la journée de l’enfant africain, édition 2017. Occasion pour l’Association précieux trésor de vie (APTV) en partenariat avec TV5 monde de concocter un programme pour les enfants de la Brigade pour mineurs de Lomé au quartier Djidjolé et les enfants de rue les 16 et 17 juin 2017.

Un programme titré « Nouveau Regard » s’inspirant du thème de la célébration de la journée du 16Juin « Agenda 2030, pour un développement durable en faveur des enfants en Afrique : accélérons la protection, l’ autonomisation et l’égalité des chances ».

Don de lots de livres de quoi constituer une mini bibliothèque pour les élèves parmi les détenus afin de les garder connectés à l’instruction ; séance de sensibilisation à travers une projection de film éducatif ; partage de repas dans une ambiance conviviale, expositions d’œuvres, défilé de mode, témoignages, partage d’expérience ; tout ceci constitue le menu de ce programme de l’APTV fait avec les enfants pour les enfants, dans le but de les soutenir et leur redonner espoir. « Nous voulons dire aux enfants, qu’être détenu n’est la fin de leur vie, mais que le choix leur appartient de pouvoir faire de leur vie autre chose demain, et que parmi eux il y a des responsables, des cadres de demain » a confié à la rédaction d’Africa rendez-vous, Mimi Bossou Soedjede, directrice de l’association organisatrice de l’événement. Elle a également précisé « Nous voulons que tout le monde prenne conscience, surtout les parents et éducateurs. Les enfants sont coupables certes, mais victimes de la démission des adultes et de tous d’ailleurs ; que chacun fasse sa part ».

« Les gouvernants doivent prendre leur responsabilité, et même les parents aussi, car si les enfants sont en situation difficile aujourd’hui, c’est par la faute des parents ». Il poursuit «  lorsqu’on fait des enfants, il faut qu’on soit en mesure de pouvoir les éduquer convenablement et faire en sorte qu’il n’y ait pas d’enfants de rue ni d’enfants en conflit avec la loi », a rappelé Idrissou Akibou, directeur de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion.