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L’Organisation des nations unies pour l’enfance (UNICEF) et l’Union africaine (UA) lancent une campagne dénommée ‘‘mon nom est personne’’ pour éveiller les consciences sur l’importance d’enregistrer les enfants dès leur naissance.

L’UNICEF dit vouloir faire de cette campagne un élément qui dans un premier temps peut accélérer les droits des enfants à une identité légale et l’accès aux services comme la justice qu’elle  qualifie d’”ami des enfants”. Cette campagne devra aussi permettre de rallier les États membres de l’Union africaine autour d’une rapide mise en œuvre et d’un engagement en faveur de l’enregistrement universel des naissances pour tous les enfants en 2030.

Mais pour de meilleurs résultats, l’UNICEF dit miser beaucoup plus sur la numérisation de l’enregistrement des naissances.

Mais, l’infrastructure numérique en Afrique est encore classique, et donc peu d’habitants ont accès aux services digitaux.  « Dans la plupart des pays, le système repose sur une combinaison entre des processus papiers et numériques, avec pour objectif stratégique de passer à des données numérisées », regrette l’Unicef dans un document appuyé par l’UA, parvenu à Africa rendez-vous.

Pour le Commissaire aux Affaires économiques de l’UA Harrison Victor, la campagne “Mon nom n’est personne” va assurer que les activités importantes soient hébergées sur des plateformes digitales. L’une des finalités est l’accès des mineurs à la justice.

Au Togo, 79,2% des enfants de 0 à 11 mois, sont enregistrés avant leur premier anniversaire et que 82,9% des enfants de moins 5 ans ont leur acte de naissance, selon les statistiques de 2017. Cela montre conclut-elle une légère amélioration par rapport à 2010, quand le taux des moins de 5 ans était de 78.2%.

Toutefois, les filles restent les plus affectés par le non-enregistrement au Togo.

Voltic Togo