Faure Gnassingbé, Chef de l’État togolais

S’il y a un fait qui défraie vraiment la chronique au Togo, c’est bien les révélations de Panama Papers ou encore de “WacemGate“. Dernière réaction en date, celle de la Concertation nationale de la société civile (CNSC) qui réclame les états généraux de la gouvernance financière.

C’est à travers une lettre ouverte adressée au Chef de l’État et parvenue à la rédaction d’Africa rendez-vous, que le directeur de cette faîtière d’organisations de la société civile, Koffi Déla Kepomey appelle à l’organisation d’une assise nationale pour les états généraux de la gouvernance financière au Togo.

Faisant référence au #WacemGates, la CNSC estime que la vision pour un Togo émergent d’ici 2030 impose au Chef de l’État, Faure Gnassingbé, de prendre des mesures urgentes et réalistes de mobilisation de ressources en vue de la réalisation des projets et programmes. C’est donc dans cette perspective que la Koffi Kepomey et les siens demandent à faire l’audit général de la situation des prises illicites de capitaux ;  de diligenter une étude sur les flux illicites de capitaux et les acteurs impliqués pour mettre fin à cette hémorragie financière et d’instituer un suivi parlementaire à travers le renforcement des moyens d’interpellation, d’enquête parlementaire et de communication du Parlement afin de renforcer les mécanismes de transparence.

Pour la CNSC, il importe de réactualiser la base de données des sociétés de la Zone franche, des sociétés de capitaux étrangers, des succursales des Multinationales au Togo afin dit-elle, d’assainir leur contribution à l’économie nationale.

« Monsieur le Président de la République, la nécessité de combattre la corruption est tellement évidente, qu’il est difficile d’expliquer votre silence sur ce thème. Rien ne peut justifier l’attentisme et le silence de votre part à l’égard des cas de corruption soulevés par les journaux de la place », fait observer la Concertation dans la lettre ouverte.

Voltic Togo