L’accessibilité de l’eau et surtout de bonne qualité est un problème auquel font face les populations de la sous-région ouest-africaine en général mais aussi du Togo en particulier. C’est donc pour venir à bout de ce problème que trois jeunes Togolais ont mis au point le “cash water” qui permet aussi de vendre de l’eau à distance.

Cash water est un dispositif qui permet la gestion automatique et autonome d’eau de forage. Selon les initiateurs de ce projet, ce dispositif consiste à migrer d’un pilotage manuel du forage au pilotage beaucoup plus informatisé, grâce à la nouvelle technologie.

Le dispositifprésente de nombreux avantages notamment, la possibilité pour le client de s’approvisionner en eau à chaque fois qu’il le désire. Le gérant d’un forage à la possibilité  de vaquer à d’autres occupations tout en vendant l’eau à distance. Il permet aussi la diminution des pertes d’eau et une bonne gestion de l’eau sans l’intervention du propriétaire.

Selon Germain Mawupé, “Cash Water” répond au point 6 et 12 des Objectifs du développement durable (ODD) qui recommandent respectivement, “de garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et d’assurer une gestion durable des ressources en eau” et d’”établir des modes de consommation et de production durables”.

« Quand je reviens du boulot à 19h, voulant m’approvisionner en eau, le propriétaire du forage à déjà fermé le forage. Là, je me trouve coincé», a laissé entendre Germain qui souligne que le dispositif vient répondre à un besoin et surtout, limiter le gaspillage de cette matière vitale.

Selon ses explications, le client qui désire s’approvisionner en eau, prépaye sa consommation auprès du gérant du forage ou de la  borne fontaine. « Ce gérant en retour remet un code au client. Une fois que le client a son code, il peut s’approvisionner en eau quelque soit l’heure et indépendamment de la disponibilité du gérant »,a-t-il ajouté.

« Notre objectif est que d’ici 2030 toute la population togolaise ait accès à l’eau de manière équitable et effectue un usage rationnelle de cette eau pour éviter le gaspillage», a martelé Germain Mawupé.

Germain Mawupé  n’est pas seul, il travaille décembre 2016 sur le dispositif avec deux autres jeunes Togolais  en l’occurrence Joël Etsè Saboutey et Magnoudéwa Djassiha.