Nana Akufo-Addo Dankwaa, président du Ghana

Un groupe de jeunes militants du parti au pouvoir au Ghana, NPP, sème la désolation et la terreur dans le pays. Une vingtaine d’entre eux, qualifiés de miliciens, ont envahi le Tribunal de Kumassi, libérant 13 de leurs camarades.

Si certains se font appeler “Aluta Boys” (hommes de la lutte), Pentagon, Al Qaeda ou Al Jazeera, ils sont ces jeunes, issus de la majorité pauvre et peu éduquée, que le NPP qui était resté ces dix dernières années dans l’opposition, a utilisé comme agents de sécurité lors de ses manifestations politiques. Leur influence date de la fin des années 1970, selon Dr Kwesi Aning, chercheur pour le Centre International pour la Paix de Kofi Annan.

Ces gangs ont été plusieurs fois accusés de mener des attaques et des intimidations contre les opposants, notamment en période électorale. Ceux de “Delta Force” pensent avoir été simplement utilisés à des fins politiques sans avoir reçu ce qu’on leur avait promis pendant la campagne.

L’inspecteur de Police de Kumasi, Ken Yeboah, estime que les Delta Forces pourraient compter jusqu’à 1.000 membres, dispersés à travers la région d’Ashanti.

C’est la consternation au Ghana, ce pays d’Afrique de l’ouest souvent cité en exemple démocratique. Le chef du bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas, s’est dit “consterné” face aux “actes d’impunité”.

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