Cinkassé, cette ville située à environ 38 km de Dapaong, dans la région des Savanes et à 657 km de Lomé la capitale du Togo, est déclarée zone rouge. A Lomé, si l’information est gardée discrète, le ministère français des affaires étrangères déconseille fortement cette ville de 10.000 habitants aux ressortissants Français de s’y rendre.

Depuis quelques semaines, le Togo a renforcé le dispositif de sécurité et d’intervention rapide. A Lomé comme dans quelques villes à l’intérieur du pays, des corps habillés, armés, à bords des pick-up de l’Unité spéciale d’intervention de la Gendarmerie (USIG), formés comme à l’école du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) en France, font la ronde. ceci, pour sécuriser les frontière septentrionales.

Pour Paris, en raison de la menace terroriste en Afrique de l’ouest, une attaque ne peut être exclue au Togo. “La zone frontalière avec le Burkina Faso est fortement déconseillée, de même que le passage de la frontière à Cinkassé“, peut-on lire dans une note de France diplomatie.

Plusieurs autres chancelleries appellent elles aussi à la vigilance, sur leur carte de conseils touristiques.

Cet appel est intervenu quelques jours après l’enlèvement le 1er mai 2019, de quatre otages dans le parc de Pendjari au nord du Bénin et relaxés quelques jours plus tard.

Le 15 février 2019, à Nohao, entrée sud du Burkina Faso, frontière avec le Togo, un prêtre espagnol Antonio César Fernández et quatre douaniers ont été tués lors d’une attaque attribuée à des djihadistes.