Michele Aguey, directrice du GF2D

La 5ème édition de la foire aux droits de la femme a ouvert ses portes depuis le 20 et ce, jusqu’au 23 août 2019 sur l’esplanade du Marché de Hédzranawoe. Cette année, elle est placée sous le thème « innovons pour une meilleure participation de la femme au développement ».

La foire aux droits de la femme, une initiative du Groupe de réflexion et d’actions, femme, démocratie et développement (GF2D), veut contribuer à l’élimination des inégalités de genre et l’éradication des discriminations ainsi que toutes formes de violences faites à l’endroit de la gent féminine.

Elle vise aussi à faire du respect des droits de la femme, une réalité pour leur bien-être et le développement de leurs communautés.

Particulièrement cette année, la foire peut compter sur la présence de la police sur le site pour les légalisations des actes administratifs afin de permettre à la population d’effectuer des dépôts de certains dossiers.

Des hôpitaux de district sont également associés à la foire afin de déférer des cas vraiment problématiques après consultation.

Les causeries débats, les ateliers-pratiques, des animations de boutiques des droits de la femme telle que celle de consultation juridique,  médicale, de l’autonomisation de la femme, sont les différentes activités qui sont prévues durant ces jours de la foire.

Des émissions radiophoniques et télévisuelles sur le droit de la femme vont être aussi organisées pendant dix jours avant et pendant la foire.

Plusieurs départements se trouvent sur le site entre autre les services d’établissement de certificats de nationalités, de légalisation des pièces administratives, services d’établissement de jugement supplétif.

«Apporter une assistance juridique médicale et sociale à toute personne confrontée à un problème relevant de ces domaines et nécessitant l’appui d’un magistrat, d’un notaire d’un huissier ou d’un médecin, telle est la vision de la foire », a expliqué la directrice du GF2D, Michele Aguey.

La directrice du GF2D se dit consciente que la question du droit est un problème crucial au Togo. Raison pour laquelle, l’ONG dit avoir décidé de rapprocher ces services auprès de la population en vue de leur faire comprendre qu’ils travaillent pour leur autonomisation et leur bien-être.

L’édition de 2018 a permis de délivrer 450 certificats de nationalités, 325 jugements supplétifs tenant lieu d’acte de naissance.

Outre l’établissement de ces actes, 39 personnes ont bénéficié de conseil d’experts pour la résolution des problèmes juridiques et 541 femmes ont également jouis des consultations et services médicaux.