Ouro-Djikpa Tchatikpi, Conseiller spécial de Tikpi Atchadam _ Photo Sylvio Combey

Le parti national panafricain (PNP) de Tikpi Salifou Atchadam se dit bien satisfait des recommandations formulées par les Chefs d’Etat et de gouvernement à l’issue de leur sommet du 31 Juillet 2018 à Lomé. Satisfaction évaluée à hauteur de 75%.

« Sur 4, nous avons obtenu 3. Si on était dans une classe d’examen, sur 20, nous avons 15. C’est ce qui explique notre succès par rapport au sommet de la CEDEAO », c’est en substance ce qu’a laissé entendre  Ouro-Dzikpa Tchatikpi, un Conseiller spécial du président national du PNP. C’était le 04 Août 2018, au cours de la réunion hebdomadaire du parti.

Le parti dit se réjouir des points “acquis” du sommet notamment, la limitation du mandat présidentiels à 2, le scrutin à 2 tours et le vote de la diaspora. A cela, s’ajoutait le départ de Faure Gnassingbé, Chef de l’Etat, du fauteuil présidentiel.

Des réformes annoncées, il s’en félicite mais estime qu’il faut aussi revoir la composition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). « On fera table rase de la CENI qui existe actuellement et on reprend tout à zéro parce que nous voulons que les élections qui vont se faire, que ce soit la présidentielle ou les législatives prochaines, aient la transparence totale et qu’elles soient crédibles », a-t-il martelé.

A la Coalition des 14 partis de l’opposition dont est membre le PNP, on dit accueillir avec intérêt la poursuite du dialogue. Mais, elle dit relever  “la fixation d’une date irréaliste pour les élections législatives, dont le mode de scrutin n’a pas été précisé“.

Des imprécisions quant au retour à la Constitution de 1992 dans sa version originelle, à l’organisation et au déroulement d’élections transparentes et crédibles dans un pays qui ne connaît que la fraude et la violence électorales, sont à déplorer“, avait écrit la Coalition dans un communiqué, signé de sa présidente, Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson.

Devra-t-on le rappeler, le PNP de Tikpi Atchadam est à l’origine des contestations de rue du 19 Août qui se sont amplifiées et ont vu l’implication forte de la Coalition des 14 partis politiques.