Des Chefs d'Etat au sommet de la CEDEAO à LOmé

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) est et une fois encore interpelée à Lomé. Cette fois-ci plus sur des questions politiques mais liées aux tracasseries frontalières. Une missive est lancée à leur endroit par le Mouvement Martin Luther King (MMLK), une association de la société civile qui se veut ” la voix des sans voix“.

C’est avec “indignation” que le mouvement Martin Luther King dénonce les tracasseries et les rançons des forces de sécurité, des services douaniers et d’immigration sur les frontières à travers sa missive en date du 28 Juillet 2018.

  « C’est avec un cœur gros que nous venons vous faire part de notre indignation et de notre  stupéfaction relatives aux tracasseries et aux rançons qu’imposent  au quotidien les forces de sécurité, les services douaniers et d’immigration aux populations sur les frontières des pays membres de l’institution sous-régionale entravant  ainsi la libre circulation des personnes et de leurs biens ». a écrit le Pasteur Komi Edoh, président du mouvement Martin Luther King dans une missive dont copie est parvenue à la rédaction de Africa rendez-vous.

Le pasteur Edoh dit avoir constaté des entraves aux protocoles décisionnaires de la CEDEAO portant sur la libre circulation des personnes et de leurs biens lors d’un déplacement au Ghana effectué le 23 juillet 2018. « Tous les passagers détenant ou pas de passeport, doivent payer chacun entre  5 et 10 Ghana Cedis (700 et 1000 CFA) tant  au service d’immigration qu’au niveau du contrôle de santé en cas de  défaut du carnet jaune » a-t-il raconté. Pour lui, c’est une “aberration”.

A cette allure, selon lui cela peut constituer une inadéquation par rapport aux déclarations successives de la CEDEAO qui insistent sur l’intégration et la coopération sous régionales  commençant par la libre circulation des personnes et leurs biens.

 « Avec ces lourds passifs que traine l’organisation auprès de ses habitants, il est loin de garantir la confiance et l’assurance d’un éventuel retour à des conditions favorables de vie et de circulations entre les pays de la Sous –région » a-t-il affirmé.

Le MMLK dit attendre de la CEDEAO, des actes qui contribuent à l’épanouissement et à la liberté de ses pays membres, appelant l’Organisation, par obligation morale et politique de supprimer les frais imposés aux passagers.

Dans l’espace CEDEAO, la libre circulation des personnes et des biens est chantée comme une réalité mais des échanges infra-communautaires insuffisants autour de 12% d’un commerce évalué à près de 200 milliards de dollars comparé à des taux de 50% en Asie.